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La connaissance, pilier du Développement Durable
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- Tenir compte du contexte local pour promouvoir l'éducation et la formation
- Comment faire face à la complexité des modèles sanitaires et environnementaux pour agir au sein des populations - Jacqueline Mc Glade
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Comment faire face à la complexité des modèles sanitaires et environnementaux pour agir au sein des populations - Jacqueline Mc Glade
Jusqu'à présent, la plupart des décisions en matière de planification sanitaire et environnementale se fondent sur un modèle d'analyse des conséquences très réducteur car il n'utilise que des simulations grossières. Aujourd'hui on développe des modèles plus interactifs qui réclament la participation de toutes les personnes concernées, comprenant notamment les enfants. Ceci n'empêche pas qu'il existe toujours en Europe un problème de coordination au sein des instances gouvernementales en matière de protection de l'environnement.
Les questions de santé et d'environnement tendent à devenir de plus en plus nombreuses et complexes. Du fait de l'explosion des savoirs ainsi que d'une conscience accrue du nombre d'interactions entre la vie humaine et son environnement physique, nous manquons de données fiables et définitives. Ceci peut expliquer des retards ou des choix erronés, tant dans la prise de décision que dans la mise en œuvre.
Malheureusement, actuellement, beaucoup d'organismes sanitaires et environnementaux semblent convaincus que l'on peut prévoir avec certitude l'effet de nos interventions. Si cette hypothèse est si répandue, c'est que la plupart des modèles de planification encouragent les personnels de santé et les gestionnaires de l'environnement à procéder à des simulations grossières. Or, si l'on voulait véritablement disposer d'un modèle santé-environnement qui couvre la plus large gamme d'interactions et de futurs possibles, il faudrait intégrer tellement de facteurs que le modèle ne serait plus gérable.
Il faut par ailleurs signaler que jusqu'à présent, la plupart des décisions en matière de planification sanitaire et environnementale ne se sont pas embarrassées de ce problème et ont préféré adopter une approche très réductrice des phénomènes. C'est ainsi qu'il n'est pas rare de voir des spécialistes de l'environnement et des personnels de santé littéralement pris au piège du fait des limites de leurs propres connaissances.
Afin de corriger cette dérive, les méthodes traditionnelles en matière d'éducation évoluent, pour intégrer des modèles davantage itératifs qui font plus appel à la participation active de toutes les personnes concernées et qui s'intéressent aux relations entre science et société. Ces nouveaux modèles reconnaissent qu'il est essentiel de s'appuyer sur les savoirs locaux, sur l'implication du public ainsi que sur une communication et une transmission de valeurs et de compétences qui ne soient pas à sens unique.
Jusqu'à présent, les enfants ont été relativement peu impliqués, mais beaucoup d'enseignements tirés de ces expériences en matière de participation s'appliquent tout aussi bien aux jeunes générations. Nous pouvons constater en effet que de plus en plus de personnes, les enfants notamment, sont victimes de la dégradation de l'environnement dans lequel ils vivent. Un environnement dégradé peut en effet provoquer par exemple des cas d'asthme (maladie de plus en plus répandue) ou même des cancers. L'Agence Européenne de l'Environnement est bien consciente du problème. Aussi produit-elle chaque année des signaux en matière d'environnement, qui informent les populations concernées de la qualité de leur environnement immédiat. Cela participe d'une prise de conscience européenne.
Toutefois, il est à noter que les législations portant sur l'environnement sont en Europe de nature très diverses : on en compte pas moins de 380 sur le continent. Si, en règle générale, ces cadres législatifs assurent une bonne protection de l'eau, il faut bien voir que le prix du traitement est supporté par le consommateur. En revanche, s'agissant de la pollution atmosphérique, on peut noter que celle-ci constitue une préoccupation partagée par les ministres de l'Union européenne. Ces derniers veulent qu'un rapport sur l'ozone leur soit régulièrement communiqué, faisant un état des lieux précis, sur des bases scientifiques solides et incontestables. Néanmoins, notre environnement est soumis à de continuelles évolutions qui restent complexes à mesurer.
Dans cette perspective, il est légitime de s'interroger sur la part d'information immédiate qu'il convient de diffuser. L'Agence a pour objectif de faire un lien entre un rapport à long terme et un rapport à court terme. A l'inverse, les responsables politiques voudraient que nous anticipions les événements imprévus, ce qui est bien sûr impossible.
L'Agence a entrepris divers programmes, afin de sensibiliser les populations aux questions d'environnement et de santé, s'adressant à l'origine aux adultes et allant de plus en plus vers les enfants.
A titre d'exemple, c'est ce type d'action que nous avons mené sur la côte du Nordeste brésilien : l'industrie touristique voulait y construire des infrastructures. Nous avons pu sensibiliser les dirigeants de ce projet pour qu'ils prennent mieux en compte des aspects environnementaux touchant à l'écosystème.
Les bonnes politiques de santé exigent des actions de terrain |
| Il est très difficile de faire de bonnes politiques à partir d'un bureau. Elles doivent se faire au niveau local, à partir du terrain. Le développement durable est une question clé, qui relève de la responsabilité des pays riches et des pays pauvres. Les plans mis en place pour aider ces pays soulèvent des défis considérables. Il faut davantage de financements pour la santé et plus d'engagements de la part des donateurs. Prenons l'exemple des vaccins. Une entreprise s'est engagée à développer des vaccins combinant 5 antigènes et puis plusieurs concurrents s'y sont mis également. On observe maintenant une baisse de 50% du prix du vaccin. |
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| Tore GODAL Secrétaire Exécutif, Global Alliances for Vaccines and Immunization |