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- Rapport n°1 : "Développement urbain : les nouvelles contraintes"
Rapport n°1 : "Développement urbain : les nouvelles contraintes"
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Sommaire du rapport n°1
- L'étalement urbain et ses possibles impacts sur les activités de Veolia Environnement
- Le phénomène d'étalement urbain et la croissance des villes (Daphné Boret)
- Les facteurs de la périurbanisation
- Le rôle du transport et les facteurs sociologiques dans l'étalement urbain
- Les facteurs de la périurbanisation
- Le phénomène d'étalement urbain et la croissance des villes (Daphné Boret)
- L'étalement urbain et ses possibles impacts sur les activités de Veolia Environnement
Le rôle du transport et les facteurs sociologiques dans l'étalement urbain
Dans toutes les situations d'étalement urbain évoquées ici, le phénomène a été permis par le développement des transports modernes. La plus forte période d'étalement urbain qu'a connue l'Ile de France fut cette période de 1928 à 1935, qui vit des lotissements, s'appuyant simplement sur des gares, urbaniser de façon brutale environ 16 000 hectares, débouchant sur 210 000 lots qui furent progressivement dotés des équipements nécessaires. C'est ensuite le développement de la voiture individuelle qui a permis l'amplification de l'étalement urbain.
En effet, le taux de motorisation des ménages français est passé de 250 à 456 véhicules pour 1000 habitants en 25 ans. Aujourd'hui en France, quatre ménages sur cinq possèdent une voiture, quatre fois plus que dans les années cinquante. En outre, 30 % des ménages ont deux voitures ou plus. Le taux de multi-équipement a donc augmenté de manière très importante puisqu'il n'était que de 16.7 % en 1982. L'éloignement des centres urbains et cette forte augmentation de la motorisation révèlent des modes de vie dans lesquels il y a une dissociation entre espaces de vie, de travail, de loisir, donc une forte mobilité géographique des individus. Le trafic des véhicules particuliers a ainsi augmenté de 30 % entre 1987 et 1999.Ceci ne reflète pas uniquement l'augmentation de la mobilité et des distances, mais aussi un recours quasi systématique à l'automobile. Au niveau de l'Union Européenne, on utilise sa voiture une fois sur deux pour des trajets de moins de 3 km, une fois sur quatre pour moins de 1000 m et une fois sur huit pour moins de 500 m. L'automobile est donc devenue un réflexe pour tout déplacement, supplantant ainsi la marche à pied ou le vélo autrefois adaptés aux distances citées.