INSTITUT Veolia Environnement

Rapport n°1 : "Développement urbain : les nouvelles contraintes"

La situation française selon la nomenclature des unités urbaines

Après le recensement de 1999, la population urbaine de la France compte 44.2 millions

de personnes, soit une augmentation de 2.3 millions de personnes par rapport à 1990.

Au total, la France compte 5 954 communes urbaines (677 communes ont été classées comme urbaines à l'issue du recensement, alors que 20 sont redevenues rurales), qui regroupent 75.5 % de la population sur 18.4 % du territoire.

Evolution de la population française métropolitaine urbaine et rurale

  1936 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
Population (en millier) 41,813 42,705 46,425 49,712 52,592 54,335 56,615 58,518
Urbaine 22,120 24,456 29,370 34,834 38,351 39,861 41,898 44,197
Rurale 19;693 18,249 17,055 17,878 14,241 14,474 14,717 14,321
% de la population urbaine 52.9% 57.3% 63.2% 70.1% 72.9% 73.4% 74.0% 75.5%
Superficie du territoire urbain (km2) 36,516 41,142 48,743 68,880 76,281 83,352 89,649 100,041

Sources : Insee, Ined

Le territoire urbain, ensemble des communes urbaines, occupe plus de 100 000 km2 en 1999, en extension de 10 000 km2 par rapport à 1990.

En 10 ans, la population urbaine a augmenté de 5.5 %. Cette augmentation n'est due que pour un peu plus de la moitié à la croissance de la population des communes déjà urbaines en 1990.L'autre moitié provient de l'absorption de nouvelles communes, qui étaient hier les communes rurales les plus dynamiques, parce que souvent proches des grands centres urbains.

Entre 1936 et 1999, la population des villes a doublé, passant de 22 millions d'habitants à 44 millions, alors que la population française métropolitaine n'augmentait que de 40 %.

Sur la période précédente (1992-1990), le solde migratoire des villes centres était négatif (- 0.31), celui des banlieues était positif (+ 0.21), et celui de l'espace rural fortement positif (+ 0.67). Dans la dernière décennie, seul le solde migratoire de l'espace rural a été positif (+ 0.44), alors que ceux des villes centres et des banlieues étaient respectivement de - 0.12 et de - 0.15.Ceci reflète le fait que l'étalement urbain s'effectue au delà des périmètres des espaces bâtis en continu, et met en évidence la nécessité d'analyser les phénomènes selon la deuxième nomenclature de l'INSEE, celle des aires urbaines.