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Rapport n°1 : "Développement urbain : les nouvelles contraintes"
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Sommaire du rapport n°1
- L'étalement urbain et ses possibles impacts sur les activités de Veolia Environnement
- Le phénomène d'étalement urbain et la croissance des villes (Daphné Boret)
- La périurbanisation en France : une évolution contrastée
- Le phénomène d'étalement urbain et la croissance des villes (Daphné Boret)
- L'étalement urbain et ses possibles impacts sur les activités de Veolia Environnement
La périurbanisation en France : une évolution contrastée
En France, jusqu'à la fin des années soixante, l'exode rural vide les campagnes et permet aux communes formant les actuels pôles urbains de se développer plus rapidement que toutes les autres composantes du territoire métropolitain.
A partir des années soixante-dix, les villes commencent à s'étendre et à se diluer, c'est à dire à se développer selon le schéma de l'étalement urbain. Ce sont alors les communes des couronnes périurbaines qui connaissent la croissance la plus vive, grâce au phénomène de desserrement urbain : les ménages les moins aisés quittent le coeur des villes pour s'installer en périphérie, à la recherche de logements plus adaptés et de plus d'espace.
Ce desserrement de la population semble par ailleurs nettement lié à l'accession à la propriété d'une maison individuelle. Mais on parle aussi de desserrement de l'emploi, rendant compte de la saturation progressive des espaces les plus centraux et de l'augmentation des prix des logements ou des bureaux au cours du temps, conséquence de leur raréfaction relative. Parallèlement, les unités urbaines s'élargissent par l'inclusion dans des zones urbanisées de communes auparavant rurales, mais qui se sont urbanisées grâce à la promotion de l'habitat individuel.
Finalement, l'intensité maximum du processus de desserrement urbain se situe entre les recensements de 1975 et de 1982 : les villes centres des aires urbaines de plus de 100 000 habitants ont perdu des habitants au rythme de - 0.64 % par an, les banlieues ont progressé au rythme annuel de + 0.83 % et les couronnes périurbaines de + 2.85 %. En termes de densité, les villes centres ont perdu, dans leur ensemble, 151 habitants au km2.La densification des couronnes apparaît somme toute modeste, + 14 habitants au km2 en moyenne. En fait, ce sont les banlieues qui se sont densifiées durant cette période (+ 53 habitants par km2) même si elles n'ont pas connu les taux d'évolution les plus spectaculaires.
Depuis le début des années 80, le mouvement d'étalement des populations vers les espaces périurbains perd de sa virulence, et les contrastes s'atténuent à la fois du fait du ralentissement de la croissance dans les communes périurbaines et d'un certain regain des pôles urbains. Durant la période 1982-1990, la perte de population des villes centres s'est atténuée (- 0.17 % par an contre - 0.64 % pour la période précédente) tandis que l'augmentation des couronnes était moins vive et que la population des banlieues restait stable.
Depuis 1990, la périurbanisation s'est ralentie. La concentration progressive de la population dans l'espace à dominante urbaine, comprenant les aires urbaines, les pôles urbains, les couronnes périurbaines et les communes multipolarisées, poursuit dans la dernière décennie sa décélération amorcée au début des années 80.
Finalement, trois tendances sont observables sur la dernière décennie :
- La décroissance de la part des pôles urbains amorcée au début des années quatre vingts se poursuit, mais à un rythme ralenti.
- La part des couronnes périurbaines continue de progresser, mais modérément.
- Le relatif dynamisme des espaces ruraux sous influence urbaine laisse présumer une extension géographique des couronnes périurbaines.