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- Rapport n° 7 : Le rapport Stern
Rapport n° 7 : Le rapport Stern
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Sommaire du rapport n°7
- Trois questions autour du Rapport Stern
- Le message « Stern » sur les dommages climatiques est-il crédible ?
- De la portée de débats apparemment abscons sur des choix de coefficients
- Le message « Stern » sur les dommages climatiques est-il crédible ?
- Trois questions autour du Rapport Stern
De la portée de débats apparemment abscons sur des choix de coefficients
Stern exprime les dommages dans une métrique, les consommations par tête en équivalent 2005, dont il faut comprendre la logique. Cela implique d'entraîner le lecteur dans des développements qui lui paraitront une forme moderne de la querelle du sexe des anges mais qui expriment en termes savants des types d'arguments et des visions du monde bien réels.
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La force de l'indicateur de Stern (Annexe 1 du Rapport Stern) est de présenter un coût permanent, chiffre simple qui résume les profils de perte sur un siècle : soit une séquence de dommages se produisant entre 2050 et 2150 et qui fait baisser les niveaux de bien-être des ménages (par exemple 2% en 2050, 5% en 2080) par rapport à une référence donnée (une croissance de 1,3 % par an). Stern agrège ces pertes sur deux siècles en calculant quelle baisse de la consommation aujourd'hui (suite à un hypothétique choc) donnerait, si elle était suivie d'une reprise de la croissance à 1,3 %, la même perte agrégée de bien-être. C'est comme si on perdait « now and forever » n % de consommation (voir encadré après).
- Ce calcul dépend du taux d'actualisation de long terme « r » qui permet de ramener un gain ou une perte future de bien-être à une valeur actuelle équivalente. Celle-ci est la privation ou le surcroît de consommation qu'il faudrait opérer aujourd'hui pour obtenir ce gain ou cette perte, suite à la variation de l'investissement qui en résulterait. Le taux r dérive de l'équation r = r + h.g qui représente de façon très abstraite les interactions entre préférences et progrès technique : r est le taux de préférence pure pour le présent (ppp), et h.g le gain de bien-être que l'on retire de l'investissement.
Celui-ci est le produit de g, le surcroît de consommation et de h qui décrit comment l'utilité marginale décroît avec le revenu (si les générations futures sont plus riches, un euro leur rapportera une moindre utilité). On voit l'importance de r (la valeur que l'on accorde au futur) vu le décalage temporel entre abattement des émissions et dommages évités : si le coût now and forever de dommages en 2100 est évalué à 5% de la consommation actuelle avec la valeur r=0.1% choisie par Stern, il passe à 0.75% avec un r de 2% fréquemment retenue par les modèles de croissance.