INSTITUT Veolia Environnement

Rapport n°6 : Transports collectifs urbains

Le site propre de Dijon

A Dijon, c'est la dégradation continue des performances du réseau qui conduit l'autorité organisatrice de transport à mettre en œuvre un site propre dans la traversée du centre-ville en 1978. Ce dernier voit passer plusieurs lignes, les autobus se succédant à courte distance les uns des autres aux heures de pointe, d'autant plus que le réseau dijonnais se distingue par des fréquences élevées. Les résultats obtenus sont particulièrement nets : le nombre de voyages par habitant et par an, qui stagnait autour de 90 à 100, monte à 136 en 1979 puis progressivement jusqu'à 167 en 1983, point culminant des effets de la réorganisation du réseau réalisée en 1978. Du point de vue de l'exploitation, le nombre de voyages par kilomètre parcouru donne une idée de l'impact de cette réorganisation axée sur le site propre, mais touche tous les aspects de l'offre de transport : il décline régulièrement jusqu'à la réorganisation du réseau autour du site propre en 1978, qui marque l'arrêt de la dégradation et permet de retrouver la situation qui prévalait 3 ou 4 ans auparavant. Le nombre de kilomètres parcourus par agent roulant montre la même évolution, mais sa pérennité n'est pas assurée en raison de la croissance du trafic automobile, qui touche le réseau en dehors du site propre. Finalement, le site propre parvient à enrayer la lente dégradation à l'œuvre depuis des années et à stabiliser l'usage à un niveau inconnu du réseau depuis de nombreuses années.

Tableau 6 : l'effet du site propre pour autobus de Dijon (1978) sur l'ensemble du réseau

 

1974

1976

1978

1980

1982

1984

Voyages/habitant 92 98 121 149 162 162
Km/agent roulant 23000 21000 20000 22000 21000 21000
Voyages/km parcouru 5,1 4,6 4,2 4,3 4,6 4,7