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Rapport n°6 : Transports collectifs urbains
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Sommaire du rapport n°6
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Introduction
La contribution des transports collectifs au développement urbain durable n'est plus à démontrer d'un point de vue théorique, mais elle reste encore souvent à mesurer. Elle peut se résumer en trois grandes fonctions :
- une offre de mobilité pour les citadins dépourvus de moyens de transports individuels, encore appelés les « captifs » ;
- une alternative à la voiture particulière lorsque cette dernière, pour de multiples raisons, notamment environnementales, fait l'objet de restrictions d'usage ;
- un moyen de déplacement en phase avec la fonction « sociabilisatrice » de l'espace public urbain, qui apparaît de plus en plus clairement comme un moyen indispensable au service de la cohésion de la société.
Les deux premières fonctions apparaissent le plus souvent comme des substituts vers lesquels les citadins sont guidés par contrainte plus que par choix, faute de pouvoir utiliser la voiture particulière par empêchement financier ou réglementaire. Quant à la troisième fonction, elle est généralement ignorée ou bien simplement évoquée, car elle est difficile à évaluer, c'est-à-dire à prouver.
L'un des enjeux majeurs du développement urbain durable repose, dans les pays développés, sur la construction d'une alternative suffisamment efficace pour qu'elle exerce sur les citadins une attraction qui dépasse le seul niveau de la substitution par contrainte. Or on sait de sources multiples que, d'une façon générale, le statu quo en toute chose profite d'une rente de situation, et que le niveau des avantages du changement doit être nettement supérieur et surtout nettement perçu comme tel. En d'autres termes, dans le domaine de la mobilité citadine, le niveau de performance de l'alternative doit être très élevé si l'on a pour but à la fois d'améliorer le niveau de la qualité de ce que l'on peut appeler l'usage par défaut, et surtout de contribuer à installer durablement l'usage par le choix, qui puise des usagers dans la foule des non-captifs.
Dans cette perspective, le savoir-faire acquis à l'occasion d'actions pionnières ou expérimentales doit être mobilisé au profit de l'élaboration d'une culture professionnelle, faute de quoi l'innovation se réduit finalement à sa dimension médiatique. C'est le but de la présente contribution, qui propose une revue, non exhaustive, des actions conduites au profit de la performance des transports collectifs. Sous cet angle, la performance doit être entendue non comme un résultat économique élevé au regard de l'investissement, mais comme la capacité d'attraction du transport collectif sur la population citadine dans un contexte dominé par la voiture particulière.