- Accueil
- Rapport n°6 : Transports collectifs urbains
Rapport n°6 : Transports collectifs urbains
-
Sommaire du rapport n°6
- Mesures de l'efficacité du site propre
- Mieux mesurer l'offre de transport
- Mesures de l'efficacité du site propre
Mieux mesurer l'offre de transport
La mesure de l'offre de transport a recours à plusieurs indicateurs : le plus simple est offert par le nombre de kilomètres parcourus par les véhicules en service commercial (véhicules x km).
Cet indicateur est dans la dépendance de la longueur des lignes et de la fréquence de la desserte. Il est proche de la perception de l'usager, dans la mesure où il révèle indirectement l'intensité du service de son point de vue, c'est-à-dire l'intervalle de temps entre deux véhicules. En rapportant le nombre de km parcourus à la longueur des lignes du réseau, on obtient un indicateur qui exprime en effet un nombre de passages quotidiens, qu'il faut éventuellement redresser, aux fins de comparaison, en tenant compte de l'amplitude du service entre le premier et le dernier passage de la journée. On peut également faire intervenir la capacité des véhicules (autobus, autobus articulé, tramway) en calculant le produit du nombre de kilomètres parcourus par le nombre de places disponibles dans les véhicules (places x km). C'est un indicateur qui peut être précieux pour interpréter des enquêtes de satisfaction de la clientèle, dans la mesure où le confort influence la perception de la qualité, mais il importe alors de le calculer ligne par ligne.
A Nantes, par exemple, le nombre de places x km offertes un an avant la mise en service de la première ligne, qui a lieu en 1985, s'élève à 1,2 million/an. La mise en service de la ligne de tramway se traduit par un accroissement de 50 000 places x km seulement, malgré la forte capacité du tramway. En 1992, avec l'ouverture de la deuxième ligne, il s'élève à 1,6 million. Mais plusieurs causes sont combinées pour expliquer ce résultat : certes la part plus importante de véhicules à grande capacité (autobus articulés, tramway à trois caisses), mais aussi l'extension du territoire desservi et par conséquent de la longueur des lignes, qui influe sur le nombre de kilomètres parcourus. L'augmentation de la fréquence des passages aux arrêts n'est donc pas directement perceptible.
Si l'on admet que la « présence du réseau » s'exprime d'abord par la proximité à une ligne et par une courte attente, le nombre de km parcourus par km de ligne paraît plus indiqué, ou encore le nombre de places x km/km de ligne. On a retenu ici uniquement les kilomètres parcourus, qui donnent priorité à la fréquence.
Les tableaux ci-dessous font apparaître, pour chacun des réseaux ayant accueilli le tramway, l'évolution du nombre de voyages/habitant et le nombre de kilomètres parcourus/km de ligne.
Tableau 1 : Evolution de quelques indicateurs dans les réseaux à tramway, un an avant la mise en service et deux ans après (ensemble du réseau).
réseaux |
Voyages/hab avant |
Voyages/hab après |
Km parcourus/km de ligne avant |
Km parcourus/km de ligne après |
| Nantes | 110 |
145 | 25130 | 27580 |
|---|---|---|---|---|
| Grenoble | 98 | 126 | 43950 | 50500 |
| Strasbourg | 103 | 130 | 37640 | 41770 |
| Rouen | 67 | 87 | 19688 | 25835 |
| Montpellier | 90 | 131 | 25510 | 30160 |
| Orléans | 61 | 77 | 18800 | 23680 |
Tableau 2 : Evolution en %,un an avant la mise en service et deux ans après (ensemble du réseau).
réseaux |
% évolution voyages/hab |
% evolution km parcourus/km de ligne |
| Nantes | 31,8 |
9,7 |
|---|---|---|
| Grenoble | 28,6 | 14,9 |
| Strasbourg | 26,2 | 11 |
| Rouen | 29,9 | 31 |
| Montpellier | 45,6 | 18,2 |
| Orléans | 26,2 |
26 |