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Rapport n°6 : Transports collectifs urbains
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Sommaire du rapport n°6
- Aperçu des effets externes des TCSP
- Partage modal : un effet de limitation de la croissance des déplacements en automobile
- Aperçu des effets externes des TCSP
Partage modal : un effet de limitation de la croissance des déplacements en automobile
Les parts respectives de la voiture particulière et du transport collectif dans les déplacements des citadins ne sont guère connues avec précision que lors des enquêtes menées auprès des ménages par les collectivités locales et le Ministère des Transports. Les couples d'enquêtes qui encadrent la mise en service des TCSP à Strasbourg et Grenoble permettent d'avoir une idée de l'évolution des parts modales. Mais encore faut-il pouvoir comparer les évolutions constatées dans ces villes avec celles d'un échantillon de référence. Durant les périodes qui encadrent la mise en service des deux lignes de Grenoble, 1983-87 puis 1987-92, la part de la voiture est passée de 49% à 58% des déplacements (marche à pied comprise) au sein de l'échantillon de référence. Dix ans plus tard, ce qui correspond à la mise en service du tramway à Strasbourg, elle est passée dans l'échantillon de 58% à 59%.
Comment a évolué au cours de ces deux périodes, à Grenoble et à Strasbourg, la part de marché de la voiture particulière ? A Grenoble, elle passe de 48% à 54%, c'est-à-dire qu'elle a évolué à un rythme inférieur d'un tiers à celui des villes de référence. La part des transports collectifs est passée de 11% à 14% des déplacements. A Strasbourg, la part de marché de la voiture est passée de 49% à 54%, ce qui signifie que la forte différence d'origine n'a pas été totalement digérée par la croissance de la part de la voiture. Grenoble reste donc 4 points au-dessous de l'échantillon, et Strasbourg 5 points au-dessous.
Tableau 3 : évolution des parts de marché des modes de transport à Grenoble et à Strasbourg
Grenoble |
Echantillon de référence (1983-87) |
Strasbourg |
Echantillon de référence (1987-92) | |
| % voitures avant le TCSP | 48,40% | 49,00% | 49,10% | 58,00% |
|---|---|---|---|---|
| % voitures après le TCSP | 53,90% | 58,00% | 53,70% | 59,00% |
| Différence en points | +5,5 points | +9 points | +4,6 points |
+1 point |
| % transports collectifs avant TCSP | 11,20% | 10,70% | 7,40% | 10,10% |
| % transports collectifs après TCSP | 13,70% |
10,10% | 8,40% | 8,20% |
| Différence en points | +2,5 points | -0,6 point | +1 point | -1,9 point |
Un impact concret sur les voitures en circulation a pu être mesuré par extrapolation à partir des véhicules accueillis par les parcs-relais de Nantes. La contenance totale des parcs-relais est de 1 000 véhicules, ce qui représente un flux d'usagers de 9 000 personnes/jour et environ 5 000 voitures. Ces 5 000 voitures qui n'ont pas pénétré dans le centre de la ville sont à comparer aux 150 000 voitures qui y pénètrent chaque jour, soit 3%. Naturellement, cette rétention en limite de périmètre central n'a de sens que si de nouveaux véhicules sont empêchés d'y pénétrer à leur place, ce qui relève d'une politique de déplacement dépassant largement la gestion des transports collectifs.