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Rapport n°6 : Transports collectifs urbains
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Sommaire du rapport n°6
- Les transports collectifs et le développement durable
Les transports collectifs et le développement durable
Il n'est pas question ici d'aborder de façon exhaustive les rapports que la mobilité citadine entretient avec la dépendance énergétique, la pollution atmosphérique ou encore la solidarité au sein de la société, mais seulement de rappeler quelques aspects majeurs qui fondent la légitimité des politiques publiques de développement du transport collectif urbain.
Il faut tout d'abord rappeler que l'efficacité énergétique des modes de transport urbains, c'est-à-dire la quantité d'énergie nécessaire pour déplacer une personne sur une distance donnée, est sensiblement différente selon les modes : la voiture particulière consomme environ 60 grammes équivalent-pétrole par personne et par kilomètre parcouru, tandis que le métro, le tramway ou le train n'en consomme que 20, et l'autobus 25. Les émissions de polluants atmosphériques sont en proportion : la voiture particulière émet 30 à 35 grammes de CO (monoxyde de carbone) et 1,5 gramme de NOx (oxydes d'azote) par personne et par kilomètre ; l'autobus en émet environ respectivement 0,5 gramme et 0,05 gramme.
En Ile-de-France, sur la base des trafics réels, le kilogramme équivalent-pétrole permet de mouvoir 18 voyageurs x km (produit du nombre de voyageurs par le nombre de kilomètres parcourus), contre 37 pour l'autobus, 180 pour le tramway et 130 pour le métro ou le RER.
En outre, la surface nécessaire pour acheminer les citadins en voiture particulière est également très supérieure à celle que requiert la circulation des véhicules de transport collectif, puisque les voitures particulières occupent, à trafic équivalent, environ 50 fois plus d'espace qu'un autobus entièrement rempli. Lorsque l'espace public est compté, eu égard à l'ancienneté de la construction urbaine, les solutions qui existent pour maintenir les performances de la voiture particulière sont très onéreuses (tunnels, viaducs), et finissent par être comparables aux coûts de construction des lignes de métro, pour une capacité qui n'est pas supérieure et pour un usage limité aux seuls utilisateurs de la voiture particulière, excluant par conséquent les captifs.