**Philippe J. Sansonetti**  
**Professeur émérite à l’Institut Pasteur et au Collège de France**



 

 

 



Depuis Van Leeuwenhoek et ses « animalcules », la microbiologie a révélé le rôle fondamental des micro-organismes dans la santé humaine. Le microbiote intestinal, fruit d’une coévolution, assure digestion, métabolisme, maturation immunitaire et neurodéveloppement. Les animaux axéniques1 et les modèles gnotobiotiques2 ont confirmé la symbiose mutualiste et la nécessité d’une diversité microbienne stable. Les perturbations modernes, tels les antibiotiques, la césarienne ou une alimentation ultra-transformée, provoquent dysbioses et maladies chroniques. La recherche a permis d’identifier le « second génome humain » et d’analyser la résilience et la robustesse des microbiotes. La « médecine microbienne » vise désormais à restaurer cette symbiose, intégrant interventions alimentaires, probiotiques, prébiotiques et thérapies fécales, dans une approche systémique et écologique de la santé.



 

 

 



 

 

   ![première page article 3](/sites/g/files/dvc2551/files/styles/default/public/image/2026/08/couvertures-04.png.webp?itok=6fSahUUx)   



[**Lire la suite de l'article**](https://www.institut.veolia.org/sites/g/files/dvc2551/files/document/2026/08/03_VEOLIA_FACTS_28_2026_FR_WEB_P.J.Sansonetti.pdf)