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Planifier et gérer les villes africaines : quelle place pour les innovations technologiques ?

Guillaume Josse
Directeur de projet, Groupe Huit, et cofondateur de la startup Wexity/Logiroad

L’urbanisation du continent africain est majoritairement subie et informelle. Depuis 50 ans des plans d’urbanisme ont été développés dans les villes d’Afrique subsaharienne sans résultat probant. Une des principales explications de cet échec est l’absence de mise à disposition de données de base sur la ville et ses habitants. Des données existent mais ne sont ni gérées ni utilisées. Or, l’information est une condition essentielle d’une planification urbaine maîtrisée. Elle permet de bâtir des systèmes fonciers et donc fiscaux assurant le fonctionnement et le financement des services communs des villes.

Les avancées digitales et numériques offrent de nouvelles perspectives en matière de planification dans les villes en très forte croissance, car elles sont une opportunité de faire mieux et moins cher : images satellites, logiciels de photo-interprétation, crowdsourcing et cartographie participative sont autant de nouveaux outils à la disposition des urbanistes. C’est l’objectif que s’est donné Wexity/Logiroad, premier logiciel clé en main de gestion des données urbaines adapté aux contraintes des villes en développement et qui s’attache à renforcer les capacités des institutions locales. Si elles offrent de nouvelles possibilités, les nouvelles technologies ne peuvent cependant pas être considérées comme la panacée de la planification urbaine, qui reste une question éminemment politique, humaine, et très liée aux finances publiques.

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La Revue de l'Institut Veolia - "Eau, déchets, énergie : quel avenir pour les services essentiels en Afrique ?" (5.67 Mo)