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Pourquoi la « nouvelle économie du plastique » doit être une économie circulaire

Par Daniel Calleja,
Directeur général de l’environnement, Commission européenne

Chaque année, l’Europe produit environ 58 millions de tonnes de plastique et génère 25 millions de tonnes de déchets plastiques. De ces déchets, seuls 30 % sont collectés pour être recyclés, 39 % sont incinérés et 31 % aboutissent dans des décharges. Le problème n’est pas seulement la quantité de plastique recyclé, mais aussi la qualité du recyclage et du plastique secondaire qui en résulte. En termes économiques, 95 % de la valeur des emballages en plastique – estimée à environ 105 milliards d’euros – est perdue chaque année pour l’économie.

La stratégie sur les matières plastiques adoptée par la Commission européenne en janvier 2018 se penche sur les dynamiques économiques qui pourraient concrétiser sa vision d’un secteur du plastique intelligent, innovant et durable. Sa recommandation est de mettre en place une « nouvelle économie des plastiques » qui élimine le gaspillage, optimise la valeur et utilise efficacement le plastique. Ce faisant, elle contribue à protéger notre environnement, à réduire les déchets marins, les émissions de gaz à effet de serre et notre dépendance à l’égard des combustibles fossiles importés.

Le plastique est là aujourd’hui, et il est parti pour rester. La stratégie sur les matières plastiques reconnaît tout à fait la valeur du plastique dans nos foyers et dans nos économies. En effet, elle s’efforce de ne pas diaboliser ce matériau, tout en attirant l’attention sur les dégâts causés par notre incapacité à le gérer de façon adéquate.

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