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Freins et leviers pour le développement des services essentiels sur le continent

Dr Ibrahim Assane Mayaki
Secrétaire exécutif, Agence de développement de l’Union Africaine

Plusieurs facteurs expliquent aujourd’hui le retard dans l’accès et le développement des services essentiels en Afrique : les limites institutionnelles auxquelles les États africains font face et l’ultracentralisation des décisions, le manque de soutien aux innovations
aussi bien institutionnelles que technologiques et le manque de législation dans le domaine pour consacrer ces services comme des biens communs. S’ajoute également à cela la problématique du financement des services dans un contexte de réduction de l’aide au développement pour un certain nombre de pays.

Mais fort de sa capacité d’innovation et de résilience, le continent dispose également de formidables ressources pour innover et construire le futur de l’accès aux services en soutenant notamment la capacité d’innovation bottom-up des citoyens et des PMEs et en améliorant les systèmes fiscaux jusqu’ici peu performants.

Ces axes prioritaires s’incarnent dans la vision du NEPAD-Agence de développement de l’Union Africaine qui défend les approches multisectorielles, l’appui à des innovations technologiques, et l’évaluation d’impact pour convaincre d’autres acteurs de s’engager dans des projets globaux et innovants.

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La Revue de l'Institut Veolia - "Eau, déchets, énergie : quel avenir pour les services essentiels en Afrique ?" (5.67 Mo)