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Les nouveaux modèles de financements des services essentiels

Jean-Michel Severino
Président d’Investisseurs & Partenaires (I&P)

Les États ont investi de manière croissante ces dernières années dans le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’énergie sur le continent africain. Néanmoins, l’étendue des infrastructures se situe encore bien en dessous de la moyenne mondiale, et la croissance démographique sur le continent va intensifier la demande pour les services de base. La question du financement des services, qui requièrent de forts apports en capitaux initiaux, dont le rendement ne se manifeste qu’à long terme, est stratégique. Avec l’émergence des systèmes décentralisés, principalement dans le domaine de l’énergie, les acteurs privés (entreprises, fondations, fonds d’investissement à impact, etc.) ont de plus en plus financé des infrastructures qui constituent des alternatives et/ ou des solutions complémentaires aux services centralisés.

Vecteurs de progrès et d’innovation, les financements privés ne sauraient pour autant répondre à l’immensité des besoins en financement et remplacer les financements publics, notamment dans les zones à faible rentabilité et où les ménages n’ont pas la capacité à payer nécessaire pour s’équiper. De nouvelles logiques et de nouvelles formes de (dé)régulation sont à penser pour rassembler acteurs publics et privés, internationaux et domestiques, autour du financement de ces services.

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La Revue de l'Institut Veolia - "Eau, déchets, énergie : quel avenir pour les services essentiels en Afrique ?" (5.67 Mo)